Centre fermé 127 bis à Steenokkerzeel : « Vous devez partir » 14/08/2013

Marocains, Algériens, Tunisiens, Palestiniens, Pakistanais, Guinéens, Congolais, Bulgares, Afghans…….

Ils sont arrêtés à l’Office des Étrangers, à leur domicile, dans la rue, au travail…….

Tous les jours, il y a de nouveaux arrivants à qui l’on dit : « Vous devez partir ».

Une  petite trentaine d’Afghans sont actuellement au 127 bis ! l’un d’eux a été rapatrié de France et se trouve au centre en vue de son « expulsion ». La question d’un vol collectif vers Kaboul reste d’actualité.
http://www.gettingthevoiceout.org/alerte-vol-collectif-probable-vers-lafghanistan/

 

  • Tous les jours d’autres se font expulser avec violence

SMS envoyé à un avocat par une dame :

« Bonjour maitre ! Hier ce fut atroce et cruel dans l’avion. Il y avait 6 personnes pour m’escorter. Ils m’ont blessée au bras et ont failli me tordre le cou en voulant cacher ma tête sous les sièges. »

Un jeune Afghan a  été gravement « boxé » par la police lors de son expulsion.

 

  • Parfois, certains sont libérés sans aucune explication et avec un ordre de quitter le territoire d’une semaine. Ils quittent le centre et vont se cacher, n’osant pas rester chez eux de peur d’une nouvelle arrestation.

 

  • Beaucoup ne comprennent pas pourquoi ils sont emprisonnés. Ils ne reçoivent aucune explication de leur assistante sociale de service et pensaient avoir les « bons » papiers :

Un homme a une carte orange valable jusque 2014. Il a un travail et se sent d’ici. Il vivait à Leuven où il a été arrêté. L’ambassade refuse de lui donner un laissez-passer. L’assistante sociale lui a dit qu’il resterait 4 mois puis qu’il serait libéré.

 

  • Certains ont signé un retour volontaire et attendent ce retour pendant des semaines.

 

  • Certains sont gravement malades, d’autres deviennent fous :

Un homme enfermé depuis plus de 4 mois pleure toute la journée, il a très peur de retourner dans “son pays”. Ses co-détenus sont inquiets pour lui.

Un autre homme est handicapé suite à un accident, a sa régularisation en ordre depuis 2 ans mais a été arrêté.

 

  • Certains veulent rentrer dans leur pays et demandent  la date de leur « rapatriement », parfois depuis plusieurs mois :

Un homme en visite en Belgique a été arrêté et amené au 127 bis. Il veut rentrer chez lui. Il y a son travail et sa famille. Cela fait un mois qu’il attend et a proposé de partir par ses propres moyens. Il reste emprisonné.

  • Certains ont femmes et enfants ici et veulent rester près d’eux.

 

 

  • Certains ont demandé un avocat, mais restent sans aucune nouvelle.

 

Beaucoup disent qu’ils sont traités comme des animaux.

Le cachot reste le moyen de répression quotidien, il suffit de lever la voix et ils sont mis au cachot pour 24, 48 heures ou plusieurs jours.

Il ne va pas sans dire que tous sont très énervés et crient à l’injustice. Ils demandent du soutien de l’extérieur !

 

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