Déportations criminelles en cours: 15/11/2019

Plusieurs exilé.e.s sont menacé.e.s à notre connaissances de nouvelles tentatives d’expulsion avec escorte

En plus des deux exilé.e.s dont on a déjà publié les violence subies et qu’on retrouve dans un communique de la RTBF: ici  

avec témoignage Audio de T au centre fermé de Holsbeek ici

et témoignage audio de S enfermé à Vottem ici

Il y a G , éthiopien, depuis 6 mois en centre fermé, ce 15/11/2019 isolé dans une cellule au centre fermé de Bruges, en grève de la faim depuis une dizaine de jour et très affaiblit. Une nouvelle tentative d’expulsion serait prévue pour ce dimanche 17/11/2019. G qui a toujours refusé avec force ces expulsions n’aura plus la force de résister vu son état .

Il y a A, Somalien depuis 9 mois en centre fermé, pour qui l’office a délivré un nouvel ordre d’écrou car possiblité que l’intéressé soit expulsé dans un délai raisonnable”

A son arrivée en Belgique en 2015,A, né en 2000, présentait un état de stress posttraumatique sévère, attesté par un psychiatre.
Deux demandes d’asile en 2015 et 2017 ont été refusées : Le CGRA et le CCE (Conseil du Contentieux des Etrangers) mettant en cause la crédibilité de son récit .
A est arrêté et maintenu au centre fermé 127bis  le 16/02/2019

       A Istambul les passagers du vol vers Djibouti refusent cette expulsion forcée sur ce vol 2 jours de suite. L’escorte passe 2 nuits à l’hotel à Istamboul avec A maintenu dans leur salle de bain, attaché à un radiateur.   
Extrait du témoignage de Monsieur A le 19/07/2019 à son retour au 127 bis :
        « Témoignage recueilli lors de son arrivée au 127bis : «Il était dans une pièce à l’aéroport de Bruxelles, 3 policiers et une assitance sociale. L’assistante sociale lui a demandé s’il voulait partir.”Tu devras accompagner la police et tu devras te tenir calme.” Ils l’ont  frappé. Il a dit qu’il ne voulait pas y aller. Il a crié et les policiers ont commencé à le frapper. Comme il ne s’est pas calmé, ils l’ont maintenu, lui ont fait avaler de force un calmant liquide. Il l’ont amené mains liées dans l’avion où il a été battu à nouveau. Il avait les mains liées. Dans l’avion, on lui a lié les pieds. Il a crié, on l’a maintenu par le cou. On a frappé sur sa tête. Dans l’avion, l’assistante sociale a dit aux passagers de ne pas bouger, que ce gars doit retourner en Somalie.         
        La police à Istambul semble avoir fait la remarque que ses « travel documents » n’étaient pas en ordre. L’escorte leur aurait répondu que “tant pis, il partira quand même »    
        Toujours à Istanbul en attendant le vol vers Djibouti, il a réussi à s’échapper mais les policiers belges l’ont rattrapé et l’ont maltraité. A bout de souffle, il s’est évanoui dans l’aéroport.
        Il était prévu qu’il prenne, toujours avec l’escorte, une correspondance vers Djibouti. Les passagers ont refusés qu’il embarque dans l’avion, les policiers ont repris un nouveau ticket pour le lendemain. Une nuit d’hôtel et en route pour l’aéroport. Les passagers de ce nouveau vol ont réagi et ont refusé  de partir dans cet avion si A. subissait ce retour forcé.
        Après cette expulsion avortée, les 3 personnes de l’escorte ont passé une deuxième nuit à l’hôtel à Istanbul. A, lui, a passé ces deux nuits assis dans une salle de bain, les mains attachées. Il a encore été battu dans cet hôtel, loin des caméras de l’aéroport.    

  • 27/09/2019:Nouvelle tentative d’expulsion programmée par l’OE mais annulée car l’ambassade de Somalie n’a pas délivré de Laissez-passer  
  • 4/11/2019: Nouvelle  expulsion  prévue avec escorte: annulée en raison de « problèmes avec la compagnie aérienne » selon l’OE+
    • 15/11/2019:Nouveau billet d’écrou valable jusqu’au 18/12/2019 car “possiblité que l’intéressé soit expulsé dans un délai raisonnable” : La Belgique aurait délivré un LP européen .    

 

L’office des Étrangers au service politique des gouvernants et de leurs alliés n’hésite pas à utiliser tous les moyens y compris illégaux pour expulser, de préférence en catimini et avec intimidation,voir ici revenant à des prises d’otage et de torture, à la demande du CGRA et du CCE : ils nous diront qu’ils appliquent les règles et obéissent aux décisions prises par les institutions “compétentes”. Et le CGRA obéit aux directives du HCR … Tout le monde obéit, quel que soit l’ordre, cela ne peut que donner lieu à des réminiscences historiques dont nous sommes actuellement les témoins.

Tout cela sous couvert « des droits de l’homme » et de la politique « humaine mais ferme » de Maggy De Block.

Une clique de criminels racistes pour lesquels “l’étranger” ne fait plus partie des humains !

#Notinmyname

LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION POUR TOU(TE)S   

                   

 

 

*

Ce contenu a été publié dans Exilé.e.s en transit, Expulsions en cours, Récits de luttes, Témoignages audio, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.