Dimanche 2 février : Rassemblement de soutien au centre fermé 127bis…

On nous écrit:

On pourrait dire… encore un… à quoi ça sert ?

Et bien une trentaine de personnes devant le centre un dimanche ont permis de faire comprendre aux prisonnier.ères, qu’ils.elles ne sont pas seul.e.s à lutter, que des personnes à l’extérieur luttent et s’insurgent contre ces putains de prisons dans lesquelles ils.elles sont enfermé.e.s.

Cela ne les fera pas sortir directement, mais peut être que cela permet de lier les luttes, de donner de la force, l’envie de résister, que ce soit aux expulsions, comme aux conditions pourries infligées sans cesse à des milliers de personnes encore aujourd’hui partout en Europe.

Entre une femme qui a pu résister à son expulsion grace à la contestation de passagers et les liens qui peuvent se renforcer entre l’intérieur et l’extérieur… 

La lutte continue !

Les forces de l’ordre:

Se rendre devant un centre fermé pour affirmer notre opposition à leur existence et à ce qu’on fait subir aux étrangers.ères à l’intérieur ne plait toujours pas plus aux autorités. Il fallait bien que des forces de l’ordre soient sur place pour interdire, qui de transporter une banderole, qui d’aller plus loin.

C’est vrai, les “chiffres” de Maggie sont bien protégés, même quelque robocops, tellement peureux qu’ils n’osent pas se montrer à “visage découvert” SOUS LEUR CASQUE à visière qu’ils prennent la précaution de se masquer le visage.

Et encore une fois… qu’ils.elles soient femmes ou hommes, enfants ou adultes,  poursuivie par une pseudo-“justice” à la botte des puissants ou pas,  persécuté.e.s dans leur pays ou pas, Marocain.e.s, Afghan.ne.s,  Pakistanai.se.s, Equatorien.ne.s, demandeur.se.s d’asiles ou pas,  PERSONNE ne devrait être enfermé !

Et de l’intérieur:

Beaucoup d’appels de l’intérieur:

    “C‘est beau ce que vous faites”    “Ça fera peut être changer les politiques migratoires”     “Vous pouvez nous sortir d’ici?”     “Faut prévenir les Droits de l’Homme”     “On voudrait voir des journalistes”     “Vous savez les gardiens avaient peur, on le voyait dans leurs yeux. Ils sont vraiment pas courageux!”     “Y a pas de droits chez vous?”

    Et plein d’histoires affreuses, des Syriens renvoyés en Hongrie ou Italie, des Libanais, des Afghans enfermés depuis 6 mois, des femmes exploitées dans tous les pays du monde,des Africains considérés comme a priori menteurs et dont les témoignages sont déconsidérés. Ils ont exprimé leurs angoisses, leur peur du futur, leur envie de liberté, leur impuissance face à leur situation ignoble et……demandent de l’aide..

Soyons encore plus nombreux.ses la prochaine fois, pour gueuler notre haine et notre dégoût de ce système puant et témoigner notre solidarité aux détenu-es qui en ontbesoin.


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