Expulsion avortée grâce aux passagers d’un vol SN Airlines (et de son commandant)

Update 05/03:
Rose a finit par être expulsée  le 27/02 vers le Cameroun après plusieurs tentatives d’expulsions violentes. Elle avait passé 9 mois en centre fermé. Dans l’avion elle était accompagnée de trois policiers, deux de chaque côté et un devant elle. Ils la maintenaient très violement. Les passagers se sont rebellés et refusaient qu’elle reste dans l’avion. Les policiers sont allés discuter avec le commandant qui est ensuite venu calmer les passagers et l’avion est partis. Arriver à Daoundé, elle a été interrogé plusieurs heures à l’aéroport, puis libérée. Un passager du vol l’a attendu et l’a amené à Yaoundée. Actuellement elle est hébergé par lui et ne sait que faire. Elle avait,il y a 5 ans,  avant de fuir le Cameroun, envoyé ses enfants dans de la famille au Nigéria, afin de les mettre en sécurité. Elle cherche sans succès à obtenir de leurs nouvelles. Elle est désespérée.

Madame R a subit une tentative d’expulsion de plus ce 01/02/2014.

Elle a été placée à l’arrière de l’appareil, menottée, scotchée” (selon ses termes , probablement saucissonnée au niveau des bras et des jambes comme l’ont rapporté de nombreuses personnes lors de tentatives d’expulsions) et maintenue par l’escorte policière. Malgré la contrainte exercée par ses accompagnateurs, elle a réussi à attirer l’attention et à témoigner haut et fort de sa situation auprès des passagers. Ces passagers, qui avaient été prévenus de sa présence dans l’avion par des personnes en soutien à l’aéroport, sont intervenus et ont exigé qu’elle soit sortie de l’avion. Le commandant de bord de la compagnie SN Airlines a finalement donné l’ordre à l’escorte de quitter l’appareil avec madame R.

Cette dernière est sortie de cette tentative d’expulsion en état de choc, très traumatisée, tant physiquement que moralement.

Madame R. est enfermée depuis plus de 8 mois au centre fermé de Steenokkerzeel, et avait déjà subi plusieurs tentatives d’expulsion (au moins trois semble-t-il).

Elle avait été arrêtée en juin 2013, suite à une demande d’aide médicale. Le CPAS d’Anvers s’était alors rendu à son domicile accompagné par la police, théoriquement pour contrôler sa domiciliation,mais il l’on en fait arreté pour la mettre en centre fermé.

En Belgique depuis 6 ans, madame R. ne peut et ne veut pas retourner au Cameroun. Elle a introduit plusieurs demandes d’asile mais sans succès, le CGRA et le Conseildu Contentieux des Etrangers(CCE) ne reconnaissant pas les dangers qu’elle encourt au Cameroun.

Elle dit et répète qu’elle ne PEUT pas retourner au Cameroun. Elle résistera encore. Nous sommes de tout coeur avec elle.

NODEPORTATION

PERSONNE N’EST ILLEGAL

ARRETEZ LA CHASSE !

LIBERATION DE TOU(TE)S LES DETENU(E)S !

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