Expulsions à tout prix 13/04/2014.

Certain.e.s détenu.e.s dans les centres fermés sont résigné.e.s, d’autres se battent et résistent

Certain.e.s sont expulsé.e.s rapidement sans avoir pu parler à qui que ce soit.
« On a même pas le droit de se défendre »

D’autres passent 4, 6, 8 mois enfermé.e.s et finissent parfois par être libéré.e.s avec un ordre de quitter le territoire car aucun pays ne veut délivrer un laissez passer ou….. erreur administrative…..ou….ou…….

D’autres encore, repris de justice, subissent des expulsions forcés sans aucune considération pour leur situation familiale ou autre.

Un jeune homme de 26 ans , atteint de graves problèmes cardiaques (nouvelles valves et pontage), avait introduit une demande 9ter (Régularisation pour raison médicale) qui avait été déclarée recevable, les soins nécessaires n’étant pas accessibles dans son pays d’origine. Malgré tout il a subit sa deuxième tentative d’expulsion ce samedi 13/04. Il a été extrait de sa cellule au 127 bis sans être prévenu et sans pouvoir prévenir qui que ce soit et amené à l’aéroport pour le mettre dans l’avion avec une escorte. Le médecin de l’aéroport a contesté cette expulsion vu l’état de santé de ce Monsieur et a déclaré décliner toutes reponsabiltés au cas où il serait mis dans l’avion. Le jeune homme a été ramené au centre fermé 127bis.
L’acharnement de l’Office des Étrangers est du principalement au fait que ce jeune homme aurait fait quelques “bêtises” et se serait retrouvé devant les tribunaux et en prison. Ce sont des raisons banales et évidentes, selon l’office, pour lui refuser des soins médicaux et l’application de son 9ter obtenu !

« Nous n’avons pas le droit de faire un faux pas, d’être en échec un moment, il n’y a pas de deuxième chance pour nous »
« Pourquoi ils crient toujours au Droit de l’Homme quand ce n’est plus pratiqué ? »

Et les Guinéens

Suite à l’échec du vol collectif organisé par la Belgique vers la Guinée le 17/03/2014, la majorité d’entre eux/elles ont été maintenu.e.s dans les centres fermés.
D’autres, arrêté.e.s à l’office des étrangers ou sur la voie publique les ont rejoints. Ils/elles sont une vingtaine à attendre et à espérer dans les centres fermés.
Maggie Deblock continue de les expulser un.e par un.e avec des laissez passer qui restent douteux malgré certaines mises au point officielles publiées. Il semble que 2 « experts enquêteurs » aient été désignés par la Guinée pour identifier les Guinéen.ne.s à expulser (les opposant.e.s??)

Et si l’Office n’arrive pas à obtenir un Laissez Passer Guinéen, ils ont recours au passe-partout européen pour se débarasser de ces indésirables : le “laissez passer Européen”.

Une dizaine ont été expulsés ces dernières semaines, souvent avec un laissez-passer européen, d’autres expulsions sont programmées dans les jours qui suivent.

Une dame guinéenne enceinte de 4 mois, persécutée dans son pays et rejetée par sa famille car étant tombée amoureuse d’un gars d’une autre ethnie, a été expulsée sous escorte dés la première tentative d’expulsion ce 10/04 .

« On a pas le droit d’aimer »

“Chacun a sa raison de voyager : politique, économique ou juste pour aller voir ailleurs ……”.

Personne n’est illégal

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