Grève de la faim au 127bis Jour 2

Photos de groupe au centre fermé 127 bis

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Ils-elles sont arrivé-e-s en Europe il y a 5,10,15, ou 20 ans. Ils-elles ont fait leur vie ici, certain-e-s avec des papiers, d’autres dans la clandestinité. Certain-e-s ont des enfants nés ici .Tous ont travaillé légalement ou illégalement. Certain-e-s sont enfermé-e-s depuis 4, 7, et même 8 mois. Certain-e-s ont eu difficile lors de leur « intégration » et ont commis l’un ou l’autre acte de délinquance, de résistance pour lesquels ils ont été condamné par nos tribunaux. 

Ils-elles ont été arrêté-e-s à leur domicile, lors d’un contrôle routier ou dans les transports publics et amené-e-s au centre fermé 127 bis sur ordre de l’Office des Étrangers.

Ils-elles nous disent que c’est la catastrophe dans les centres, qu’ils-elles sont maltraité-e-s, traité-e-s comme des bêtes, sans aucun respect et menacé-e-s d’expulsion.

Les hommes ont tous ensemble décidé d’une action collective de grève de la faim ce 22/04/2016. Ils-elles trouvent que c’est un vrai scandale. 

Ils ne veulent pas être séparés de leurs familles, enfants, ami-e-s et partir dans un pays qu’ils-elles connaissent à peine, juste par ce que monsieur Francken  leur a désigné ce pays comme étant « leur pays d’origine » et que pour certain-e-s ont leur a attribué-e-s l’étiquette  de « criminel-le-s »

Ce 23/04 une quarantaine dentre eux poursuit la grève de la faim avec le soutien de ceux qui ont recommencé à s’alimenter .

Quelques témoignages reçu:

“Nous voulons la liberté!”

Beaucoup nous disent “être choqués de voir les séparations des familles. Ils estiment incroyable qu’on puisse séparer des mères/pères de leurs petits enfants. Même un criminel – disentils – ne se retrouve pas dans un autre pays que son enfant, sans pouvoir savoir ce que devient l’enfant. Ils nous disent que l’on doit absolument dénoncer cela, que les gens seront choqués que dans un pays comme la Belgique, cela soit possible.”

“Où est le droit des enfants dans ces séparations forcées?”

“Où est le respect de la vie de famille?”

” La durée des détentions est extrêment longue. Certains d’entre nous sont ici depuis des mois, presquune année ,sans décision. On nous retire ainsi 1 an de notre vie sans raison “

“Moi, il y a 8 mois que je suis en centre fermé et on va encore prolonger ma détention de 2 mois!”

“On demande que les dossiers de tous soient revus d’une manière approfondie et sérieuse. Actuellement, c’est du n’importe quoi.”

“Faut que les Belges sachent ce qui se passe ici, on est traités comme des bêtes”

“Ce sont les autorités qui sont criminelles, pas nous”

Et mise en scène dans le centre par un artiste sans papiers

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