Les oubliettes de notre « Etat de droit »…..Appel à tou(te)s

14/01/2017: La police fédérale semble avoir lancé une chasse aux migrant(e)s dans tout le pays , déterminée à « nettoyer » : arrestations dans les gares, les parkings, les trains ces jours passés. Nombre d’hébergeur(se)s nous appellent pour des disparu(e)s. Certain(e)s sont retrouvé(e)s, certain(e)s appellent de GB mais beaucoup disparaissent et sont plus que probablement dans nos prisons appelées « centres fermés pour illégaux ».

Il est très difficile de les retrouver car les hébergeur(se)s n’ont souvent pas leur nom complet. Les détenu(e)s sont ainsi privé(e)s de contact avec l’extérieur et n’ont souvent pas accès à un avocat. Ceci reste une stratégie de l’Office des étrangers pour les empêcher de se défendre, pour les garder dans ses oubliettes afin, espère-t-il, de les expulser dans le secret total…

Rappelons que ce n’est que grâce à la vigilance et au suivi de toute une série de personnes bénévoles à titres divers que nous avons connaissance de l’existence même de ces personnes détenues dans les différents centres. Pour certaines il a donc été possible de trouver un avocat et de réussir à introduire un recours. C’est ainsi que, récemment, la Chambre du Conseil a ordonné de libérer un détenu soudanais enfermé d’abord à Vottem, puis au 127bis.

Cet arrêt vient s’ajouter à d’autres demandes de libération de Soudanais ou Érythréens par la justice. En une semaine, cinq décisions différentes sont allées dans le sens d’une illégalité de la détention de ressortissants soudanais en centre fermé. À chaque fois, le juge pointe un examen insuffisant de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui interdit un renvoi vers le pays d’origine d’une personne qui y court un danger.
Cependant ces personnes restent enfermées, même après la décision de libération car l’Etat belge fait systématiquement recours.

C’est la raison pour laquelle il est primordial de rester en contact et de signaler toutes les personnes enfermées, afin de leur permettre à tout le moins de bénéficier de l’assistance d’un avocat.

Appel à celles et ceux qui ont des contacts en centre fermé : que les prisonnier(re)s dans les centres fermés regardent autour d’eux et vous signalent les nouveaux venu(e)s en donnant si possible:

• Nom sous lequel la personne est connue par l’Office
• Nationalité (telle qu’enregistrée par l’Office)
• Dans quel centre fermé elle se trouve : 127bis, Caricole, Vottem, Bruges, Merksplas ?
• Numéro d’identification (OE/IBZ/SP)
• Date de naissance
• Date d’arrestation
• Lieu d’arrestation

Merci d’envoyer au plus vite ces informations à l’adresse stopdeportationsinfo@riseup.net

Pour rappel encore et toujours http://www.gettingthevoiceout.org/la-chasse-aux-migrants-en-transit-continue/

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