Stratégie de la peur dans le centre fermé de Bruges. Grève de la faim suspendue. Solidarité.

 Les femmes qui avaient entamé une grève de la faim le 7 mai au centre fermé de Bruges, ont suspendu leur action ce 9 mai suite à des pressions importantes de la direction.

Elles demandaient de rencontrer des journalistes pour dénoncer leur enfermement et leurs conditions de détention : La direction leur a dit qu’il était interdit de parler à des journalistes, ceci pour leur « sécurité », et que d’importantes représailles auraient lieu si elles bravaient   cette interdiction.
Elles ont choisi d’interrompre leur action suite à ces menaces mais restent très solidaire entre elles.

Elles ont très peur d’une mise au cachot, de représailles de l’Office des Étrangers en ce qui concerne leur dossier personnel, d’expulsions « surprises », ce qui est quotidien dans le centre : elles sont appelées chez l’assistante sociale qui leur annonce un vol pour le lendemain, puis directement mises au cachot sans pouvoir prévenir leur avocat ou leur co détenues.
Ainsi une dame congolaise a été amenée et expulsée sous escorte il y a deux jours dans le secret total. Elle avait une audience devant le conseil du contentieux cette semaine. Son avocat n’a pas été mis au courant de cette nouvelle tentative d’expulsion et n’a pas pu faire de recours.

Un groupe d’activistes est venu ce 8 mai crier leur solidarité devant le centre au son de Samba et de « Liberté » au moment où elles étaient dans le préau. Très vite elles ont été ramenées dans leur chambre, le personnel leur expliquant que c’était pour leur « sécurité ». Cette petite démonstration leur a fait beaucoup plaisir. Elles ne savaient pas que des personnes de l’extérieur se battaient contre ces prisons et elles ont été très heureuses de l’apprendre.

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