CENTRES FERMÉS : violences et transferts à tout va “On nous retire tous nos droits”

Des personnes en soutien se sont rassemblées devant l’Office des Étrangers pour dénoncer les récents décès de personnes détenues en centres fermés, les  conditions de détention ainsi que les violences physiques et psychologiques que ces personnes subissent quotidiennement et qui mènent à des décès et appeler à la régularisation ! 

Face aux revendications et témoignages, l’Office des étrangers dément et tient notamment les propos suivants : “chaque lieu prodigue tout l’accompagnement médical et psychologique nécessaire pour que ce retour soit vécu le mieux possible”.  

Les détenus témoignent pourtant du manque de soins prodigués, des menaces et tortures subies et des traumatismes que cela occasionne :

“On nous prend pour des cons; pourtant on sait parler, on peut cerner, on peut dialoguer, on peut négocier mais on reçoit uniquement des menaces de retour forcé si on parle au média, si on vous tél, si on demande un psy, ou un médecin. On ne peut pas se défendre, on n’a aucun droit; et beaucoup ont très peur des représailles s’ils disent quelques choses, s’ils vous tél. “

“Y a personnes à qui parler, personnes ne nous explique”

“la population ne sait pas ce qui se passe ici , c’est pire que du racisme, c’est de l’esclavagisme caché, on ne peux pas se défendre, on nous a retiré tous nos droits.”

“nous sommes tous traumatisés par ces menaces et ces véritables tortures”

“c’est grave d’enfermer et de maltraiter des gens parce que “sans-papiers”

“Y a de quoi devenir fou face à cette injustice”

Les personnes détenues au 127 bis nous ont également rapporté qu’un suicide avait eu lieu dans le centre le 07/01/2024. Ce décès est, à ce jour, toujours nié par la direction.  Certaines personnes détenues dans ce centre nous disent :

 “on essaie de nous le cacher”

 “ça suffit maintenant , c’est le deuxième en 15 jours”

 “on va pas laisser cela comme ça”

 “cela ne m’étonne pas, on est traité comme des animaux, je comprend qu’on peut en arriver là”  

L’Office des étrangers attribue l’état psychologique des personnes détenues en centres fermés au fait que “celles-ci sont souvent en bout de procédure et en voie d’être rapatriées vers leur pays d’origine” et ne reconnait donc ni la violence de la détention ni leur responsabilité dans les traumatismes que la détention en tant que telle mais également le comportement des employé.es de ces centres fermés occasionnent et perpétuent! 

Récemment encore, des témoignages attestent pourtant à nouveau des violences que ces personnes subissent:

– Au 127 bis, un détenu a été gravement tabassé par la sécurité le 06/01/2024 : il était arrivé en retard pour son petit déjeuner. Il a exprimé son désaccord. La sécurité la isolé dans une pièce sans caméra et la tabassé puis mis au cachot. Après quelques jours, il a été transféré dans un autre centre et mis en isolement. En date du 24/01/2024 il y est toujours. 

– Au 127 bis, dimanche 14/01/2024 à 22 heures: Un détenu demande après la tondeuse. Un gardien lui dit d’aller voir dans une autre pièce. Il ne la trouve pas et redemande. Les gardiens rigolent de lui. Il insiste. ” Une heure ou deux après, 10 “security” me dit d’aller au bureau. Je refuse et retoune dans ma chambre (car je sait très bien que cela veut dire cachot). Du coup, 20 sécurités arrivent. Une dizaine de détenus empêchent la sécurité de me prendre.” Bagarre générale et 5 détenus sont mis au cachot. L’un d’eux dit qu’il a reçu très peu de coup mais que d’autres ont été gravement battus. Il a porté plainte. Les 5 ont été transférés dans divers centres. 

SOLIDARITÉ AVEC LES DÉTENU.E.S

FEU AUX CENTRES FERMÉS

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