Depuis plusieurs mois, nous sommes témoins de grèves de la faim menées de manières collective et individuelle par des personnes détenues dans plusieurs centre fermés¹.
Ces grèves de la faim se terminent en général par une répression claire de la part de l’Office des étrangers, : une expulsion rapide ou un transfert dans un autre centre fermé.
On vous partage un cas parmi d’autres : depuis 30 jours en grève de la faim !
Monsieur A. a été arrêté à Liège : le 4 février, un policier est venu à son domicile pour l’emmener au commissariat, soi-disant pour « régler un problème administratif ». Dès son arrivée au commissariat, il a été arrêté et amené au centre fermé 127bis de Steenokkerzeel. Il a pourtant une carte de séjour, valable jusque juin 2026 et renouvelable.
Au premier jour de son enfermement et pour protester contre celui-ci, Monsieur A. a entamé une grève de la faim. Au début de celle-ci, le personnel du centre a tenté de lui faire signer un papier stipulant qu’il engageait sa propre responsabilité :
J’ai pris le papier et j’ai écrit : « vous êtes responsables de tout ce qui m’arrive ».
Le médecin a dit : « vous allez regretter ce que vous avez écrit »Je sors libre ou je sors mort.
Ils disent que je suis un danger. Pour qui ? Pour quoi ?
Hier, je suis tombé dans les pommes, les pulsations de mon cœur sont montées jusqu’à 230.
Ils s’en foutent.
A. a vécu plusieurs années en France, où il organisait des formations de sport de combat, ce qui lui a valu la victoire de plusieurs coupes. Suite à une petite condamnation en France, il avait reçu un OQTF (ordre de quitter le territoire français) et avait migré en Belgique. Il vit depuis à Liège, et y est marié. Après une visite « turbulente » (d’après les gardiens) d’une amie, il a été transféré au centre fermé de Merksplas et mis en isolation médicale. Il est actuellement à 30 jours de grève de la faim et se trouve extrèmement affaibli : il a maigri de 15 kilos. Un médecin extérieur est venu lui rendre visite. Il a clmstaté l’aggravation de la situation de santé de A. et a recommandé au personnel du centre de l’emmener à l’hôpital.
Il nous dit : « Quels droits de l’homme ici ? Je suis entouré de barbelés, on dirait que j’ai tué quelqu’un. »
Cet homme est en danger et nous exigeons sa libération urgente. La sienne, mais également celle de toutes les autres personnes détenues dans ces centres de mort !
FEU AUX CENTRE FERMÉS
À BAS L’OFFICE DES ÉTRANGERS
À BAS L’ÉTAT BELGE
SOUTIEN AUX DÉTENU·ES
¹ https://www.gettingthevoiceout.org/greves-de-la-faim-au-127bis





